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 PARLES-MOI DE LA CHERE ANNABA

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مُساهمةموضوع: PARLES-MOI DE LA CHERE ANNABA   الأحد أغسطس 09, 2009 4:21 pm

Aucun lieu n'est plus cher à l'homme que le coin de terre où le hasard de la naissance l'avait placé. Le charme d'Annaba, baptisée successivement Hippone l'antique, Bouna l'arabo-ottomane et enfin Bône la française, vient incontestablement de sa situation géographique et de son merveilleux cadre naturel. Elle doit sa grâce et sa beauté à l'éclatante lumière de son ciel, aux courbes harmonieuses de son golf, à l'immensité de ses plaines irriguées par l'oued Seybouse, à ses superbes plages et calanques, à sa verte compagne, à son massif forestier de l'Edough et enfin à la réserve naturelle d'El Kala. De tout temps, explorateurs et visiteurs ne manquèrent pas d'admirer et de vanter sa beauté. A ses enfants qui ont dû la quitter, elle entretient d'incurables nostalgies.

Mais de nos jours la ville et sa proche banlieue offrent une réalité bien plus amère et moins idyllique. Sa marque d'élégance qui faisait sa réputation d'antan disparaît peu à peu sous la poussée anarchique des lotissements sordides et inélégants. Des lieux pleins de poésies, où ma jeunesse insouciante s'était écoulée ont quasiment disparu. Les chemins jadis bordés d'eucalyptus ombreux et d'olivier séculaires qui nous emmenaient rapidement en pleine nature ou encore vers la mer toute proche, ne sont, hélas, plus que des rues caillouteuses pleines de soleil et de circulation. L'agitation trépidante et l'essor de la démographie ont saigné à blanc la ville. La loi de l'urbanisme est quasi inexistante. On construit à la hâte, n'importe où et n'importe comment, sans plan d'ensemble, sans souci d'homogénéité et d'esthétique. L'harmonie, le confort et la propreté ne sont plus une préoccupation majeure, voire pas un besoin vital. En outre, la paupérisation rampante et les années de terrorisme ont transformé la ville en un gigantesque centre urbain en bute à une délinquance de plus en plus envahissante. Bien entendu, on ne peut nier le besoin de la ville en matière de logement et d'infrastructures inhérentes à l'habitat mais faut-il pour autant que leurs réalisations se fassent au détriment de l'environnement et des espaces vitaux ?

Autres préoccupation d'ordre écologique : durant la grande période estivale, la ville reçoit des centaines de milliers de touristes venus de l'intérieur du pays. Un tel flux touristique laisse forcément des traces indélébiles sur l'environnement qui se dégrade d'année en année. Les gestes écologiques les plus élémentaires sont totalement ignorées. Des sites, jadis vierges et sauvages, sont chaque été transformés en de véritables dépotoirs ménagers, dont les détritus sont dispersés au gré du vent dans la nature. Le tourisme est loin d'être une industrie en Algérie certes. Mais cela ne saurait tarder. Des kilomètres de littoral sauvage, qui devraient être classés zones inconstructibles, sont déjà convoités par des leaders mondiaux de l'hôtellerie, dont la préoccupation majeure ne sera certainement pas le respect de l'environnement. A El Kala par exemple, comment peut-on expliquer que dans un PARC NATIONAL d'importance internationale l'Etat puisse autoriser l'aménagement de sites jouissants d'une haute valeur écologique et archéologique en "zone d'extension touristique" ?!

Quant aux vestiges historiques, qui représentent l'âme et la mémoire d'une région, tels que la Vieille Ville, des édifices coloniaux, certains cimetières et mausolées, des fortins et autres monuments mégalithiques sont livrés à la nature et aux maraudeurs. Même les ruines de l'honorable Hippone, délaissées depuis une décennie, sont gravement menacées par les eaux, la végétation et, plus dramatique encore, par le vandalisme. Des pièces majeures et uniques ont en effet disparu du site archéologique. Sur la colline "sacrée", celle du la divinité Baal Hamon des Phéniciens et celle de la maraboute Lella Bouna des musulmans, se dresse l'imposante Basilique Saint Augustin des chrétiens. Cet édifice au style arabo-bizantin, qui, de la haute mer et de la plaine attire tous les regards, est resté figé et silencieux à jamais. L'Etat devrait exploiter ce patrimoine universel dans lequel est conservée la relique du Saint homme Berbère (cubitus droit) et en faire un véritable pôle touristique de dimension internationale. Aussi, il serait opportun de doter la ville de moyens à la mesure de l'aura dont la Basilique jouit auprès de millions de chrétiens et aussi des Algériens qui commencent à peine à la découvrir et à s'en éprendre.

Autre monument qui a complètement disparu de la mémoire collective des habitants : la Qasba. La citadelle, qui, autrefois, constituait une forteresse suffisamment autonome et capable de résister au siège de la citée, même après la chute de celle-ci, est de nos jours réduite à un fantastique champ de ruine malfamé. Les autorités n'ont rien trouvé de mieux que d'accorder un permis de construire, ou plutôt, un permis de détruire, à un "Baron" pour réaliser un "complexe touristique", semble-t-il, au cœur même de la citadelle ! Les travaux sont pour le moment interrompus et abandonnés sur place, dénaturant ainsi de plus en plus la physionomie de la forteresse chargée de sept siècles d'histoire. Les pouvoirs publics, au lieu d'encourager de tels sacrilèges, devraient restaurer la Qasba et, pourquoi pas, la reconvertir en un musée évoquant la période médiévale arabo-ottomane de la ville. Le seul monument qui fait l'objet d'attention et d'entretien est la doyenne des mosquées d'Annaba qui aura échappé aux vicissitudes du temps et des hommes : la mosquée millénaire d'Abou Marwane, située sur le point le plus élevé de la Vieille Ville.

Ne pas évoquer cette regrettable réalité c'est cautionner ce vandalisme social, culturel et écologique.

En attendant des jours meilleurs, je vous invite à découvrir ou à redécouvrir la cité plusieurs fois millénaires, qui malgré tout, tente de conserver son cachet de "Bône la coquette
".
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